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La sensibilisation contre le VIH/sida en Afrique de l'Ouest: Aspects linguistiques et communicatifs
(2011)
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Martina Drescher
- Le but de cette contribution est de présenter les résultats d'une recherche sur les aspects linguistiques et interactionnels de la sensibilisation contre le VIH/sida au Burkina Faso. L'étude se base sur des enregistrements vidéo de cours de formation pour futurs pairs éducateurs. Les analyses s'inscrivent dans les approches théoriques de l'analyse de discours et de l'analyse interactionnelle. Elles se situent à deux niveaux différents et poursuivent un double objectif: Premièrement, il s'agit de reconstituer les différents discours – au sens de Foucault – présents dans les interactions. Ici, on opposera notamment le discours biomédical, de portée globale, aux discours locaux. Une analyse détaillée des dispositifs énonciatifs permettra de faire des hypothèses quant à la légitimité de ces discours et aux structures de pouvoirs sous-jacentes. Deuxièmement, on s'intéressera aux interactions en classe en focalisant sur les différents aspects de la transmission et de l'appropriation des savoirs relatifs au VIH/sida. Partant de l'idée que le transfert de savoir n'est pas un processus unilatéral, mais une négociation qui implique autant les apprenants que le formateur, un accent particulier sera mis sur les explications qui jouent un rôle clef parmi les techniques employées pour assurer le partage des savoirs.
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Les acteurs locaux du tourisme de désert au Maroc : Cas de lerg Chebbi et de Zagora-Mhamid
(2009)
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Asmae Bouaouinate
- Cette étude porte sur les acteurs locaux du tourisme de désert au Maroc, aussi bien à l erg Chebbi qu à Zagora-M hamid, dans un contexte où l Etat (le ministère du tourisme) est absent et où les initiatives locales, bonnes et moins bonnes foisonnent. Nous entendons par acteur l ensemble des prestataires de services au désert, tels : le chamelier, le (faux)guide, le chauffeur de Land-rover, le cuisinier, le propriétaire des unités d hébergement, le bivouaqueur, le caravanier, le bazariste, le « faux »-guide. L erg Chebbi est considéré comme une destination classique du tourisme de désert, car il s y est développé depuis les années 1970. Tandis que Zagora-M hamid s est développé une décennie plus tard à cause de la conjoncture politique défavorable de l époque qui ne favorisait pas l émergence d un tourisme de désert dans tout ce rayon géographique. La particularité de cette forme de tourisme qu´est le tourisme de désert réside dans son développement à partir d initiatives privées, locales, dans un milieu aride, refoulé au début dans l imaginaire marocain et considéré comme un espace marginalisé et enclavé mais qui s´est vu réapproprié la perception des touristes, notamment européens, et s est imposé comme espace mythique et comme produit touristique défini. Le désert marocain, proche du vieux continent et offrant la sécurité, s impose comme une destination du tourisme saharien quoique le Maroc ne dispose pas, en comparaison avec d autres pays sahariens, de très grands ergs, tels que l imaginaire du touriste européen se le représente. Et pourtant, en feuilletant les guides et les livres touristiques ainsi que les brochures des tour-opérateurs, il apparaît clair que cette partie du sud-est marocain est bien positionnée dans l échiquier touristique saharien. Le tourisme de désert au Maroc ou précisément à l erg Chebbi et à Zagora-M hamid est d une part considéré par l Etat, par le ministère du tourisme, comme une offre touristique qui étofferait les formules de voyages proposées dans le pays et par le ministère de l Intérieur, comme un moyen de fixer les populations locales dans leurs régions natales. Et d autre part il est considéré par les acteurs locaux essentiellement comme un moyen de gain économique et secondairement comme un moyen d´échange culturel et de valorisation de l identité locale mais dont ils deviennent, au fil des ans, fort dépendants. Tandis que pour les touristes, le tourisme de désert est cette forme de voyage sélective dont ils optent pour réaliser leur mythe : découvrir le Sahara. C est dans ce contexte qu on s est intéressé à approcher les efforts des acteurs locaux pour avoir de la clientèle, leurs réseaux et stratégies, leurs interactions avec les touristes et si derrière cette quête de gain la durabilité n est-elle pas mise en cause ?
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SUR LES PAS DE J. PETTERSON : A. LEMBA, ROMANCIER CONGOLAIS
(2012)
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Crispin Maalu-Bungi
- Quoique chronologiquement antérieure à la littérature congolaise de langue française, la littérature écrite en langues congolaises, au sens anglais de creative writing ou français de littérature d’imagination, est aujourd’hui peu développée et partant peu connue. Augustin Lemba, de son vrai nom Auguste De Haes, est ce prêtre belge émule du missionnaire suédois John Petterson qui, en 1935, écrivit Nsamu a Mpanzu (La vie de Mpanzu), première œuvre narrative d’imagination et premier roman de langue congolaise, en l’occurrence le kikongo. Arrivé au Congo belge en 1956 à l’âge de 26 ans, il exerce son ministère dans diverses paroisses de Kinshasa et choisit, comme nom d’écriture, celui de «Lemba (St) Augustin», paroisse où il est curé quand, en 1967, il écrit Mokili ngonga e (A chacun son tour), son premier roman. Celui-ci est suivi de deux autres : Nabalaki basi mibale (Mes deux épouses) et Bombula (nom de l’héroine).
Le but de cet article est de faire connaitre A. Lemba et son œuvre, lui dont l’histoire rappelle celle du portugais Afonso Alvarez évoquée naguère par l’auteur allemand du Manuel de littérature néo-africaine. Aujourd’hui en tête des romanciers de cette langue de la capitale congolaise, cet auteur est peu connu sous sa véritable identité et à ce sujet, mon propre exemple est instructif. En effet, alors que j’enseignais ses œuvres à mes étudiants depuis les années 70, je ne l’ai découvert qu’en 2004, grâce au mémoire que je dirigeais sur l’un de ses romans.